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Bienvenue à Laval, ville touristique

7 novembre 2018

Texte par Les Affaires, Édition du 27 octobre 2018

On peut y faire du surf, connaître la sensation d’un saut en parachute, voguer sur les eaux d’une rivière en kayak, faire une croisière dans les îles, vivre l’expérience d’un astronaute ou encore visiter un élevage d’agneaux et cueillir soi-même ses tulipes. C’est donc sans surprise que Laval gagne en popularité auprès des touristes.

«Laval attire de plus en plus de touristes d’agrément. Évidemment, les gens ne se lèvent pas un matin en disant vouloir aller passer leurs vacances à Laval. Ce n’est pas non plus une destination de week-end en auberge ou pour les randonneurs, mais plutôt une destination familiale qui compte de plus en plus d’attraits pour y passer quelques jours», souligne Geneviève Roy, PDG de Tourisme Laval.
 
Un taux d’occupation en forte hausse
 
À preuve : au cours des cinq dernières années, l’industrie touristique lavalloise a affiché des résultats qui feraient l’envie de plusieurs autres régions du Québec. Le taux d’occupation hôtelier annuel est passé de 67,2 % en 2013 à 80,9 % quatre ans plus tard. Cela représentait l’an dernier le plus haut taux d’occupation au Québec et 20,3 % de plus que la moyenne québécoise.
 
La ville a accueilli 1,87 million de touristes en 2017, une augmentation de 9,5 % par rapport à 2016, et le nombre de nuitées a également grimpé à près de 293 000, soit une hausse de 7 %. Laval a également affiché une croissance de 2,7 % ou 3 M$ des dépenses touristiques, qui totalisaient près de 115 M$ en 2017.
Or, ces chiffres «ne tiennent pas compte des excursionnistes qui viennent profiter des attraits ou participer à un évènement ou à un congrès pour une journée seulement», souligne Mme Roy.
 
Le tourisme d’affaires a bien sûr contribué à ces résultats. Le nombre de congrès et d’évènements est en hausse constante, étant passé de 130 en 2013 à 201 en 2017.
 
Mais si Laval s’est d’abord construite comme une destination prisée en tourisme d’affaires, qui représentait jusqu’à plus de 75 % des visiteurs il y a 20 ans, comparativement à 52 % en 2017, la ville est aussi devenue un lieu d’agrément. «On a atteint un bel équilibre», commente Mme Roy. Elle ajoute que l’essor de l’industrie touristique à Laval n’est pas sur le point de s’estomper.

De nouveaux attraits

Inauguré en 1994, le Cosmodôme de Laval a constitué son premier grand attrait touristique. Le site, qui permet entre autres de participer à des missions virtuelles interactives d’exploration spatiale, accueille annuellement plus de 140 000 visiteurs, dont des groupes scolaires et d’entreprises. Le Musée Armand- Frappier, qui a aussi ouvert ses portes en 1994, attire aussi des visiteurs intéressés par les sciences.
 
C’est toutefois la création récente du Centropolis, devenu le centre-ville de Laval avec ses restaurants, bars, cinémas et autres commerces, qui en a fait «une véritable destination touristique urbaine», souligne Mme Roy.
 
D’autant que le site compte aujourd’hui un centre de surf intérieur, un simulateur de chute libre qui reproduit la sensation d’un saut en parachute ou encore un centre d’escalade.
 
«On a de nombreux nouveaux attraits qui visent particulièrement les jeunes», indique Mme Roy, en donnant aussi l’exemple de trois établissements récemment implantés à Laval qui proposent la nouvelle mode des jeux d’évasion.
 
Par ailleurs, «comme les principales activités touristiques de la ville se déroulent à l’intérieur, nous avons donc une offre quatre saisons», fait-elle valoir.
 
Tous ces éléments permettent à Laval de nourrir encore de grandes ambitions et d’envisager de poursuivre son élan. Elle prévoit en effet augmenter de 4 % annuellement le nombre de touristes, de même que les dépenses touristiques et l’achalandage des attraits touristiques, mais aussi accroître le nombre de nuitées de 2 %, au cours des cinq prochaines années.