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Bleisure, ou comment joindre l’utile à l’agréable

4 août 2017

Bleisure. Cette expression est née de la contraction des mots Business et Leisure, soit « affaires » et « loisirs ». Elle désigne cette tendance à entremêler travail et plaisir, vie professionnelle et vie privée. Appliquée au tourisme, on parle de « voyage bleisure » ou « voyage d’affaires-agrément ». Étant une adepte de cette formule, mon père Alain Girard me cède cet espace pour vous expliquer les nombreux avantages que j’y vois.

Le premier avantage : l’efficacité. Ajouter du temps personnel au déplacement d’affaires m’incite à utiliser à 100 % le temps réservé au travail et m’aide ainsi à atteindre mes objectifs professionnels. Il y a moins de risque d’écourter une rencontre, une conférence ou une formation pour explorer les environs lorsque l’on a pu le faire avant ou lorsque l’on s’est réservé du temps pour le faire après les heures de travail.

Lorsque la distance et le temps de déplacement sont élevés, il est normal de vouloir tirer un maximum de bénéfices de cet investissement en argent et en temps personnel. Pour moi, visiter Tokyo lors d’un déplacement d’affaires à Kanazawa a été une façon de me motiver et de récompenser mes efforts, tout en me permettant d’entrer en contact plus direct avec la culture japonaise.

Comme pour bien des gens qui travaillent en tourisme, voyager est l’occasion d’observer et d’apprendre. Bien sûr, les services hôteliers m’intéressent au premier plan et je ne peux m’empêcher de noter les bons et les moins bons coups des lieux d’hébergement que je fréquente. Toutefois, j’adopte plus facilement le point de vue du voyageur lorsque je fais des visites libres. Je remarque ce qui me plaît, ce qui m’étonne, ce qui rehausse ou ce qui nuit à l’opinion que je conserverai des lieux visités. L’efficacité du réseau de transport de Berlin, l’offre culturelle dans ces petites salles de spectacle à Paris, tous ces lieux chaleureux et toutes ces rencontres faites à Toronto, à Montréal ou dans Charlevoix me reviennent en mémoire et m’auront permis de faire de nouveaux apprentissages, de mieux comprendre ce qui fait le succès d’une destination et ce qui permet à un client de se sentir bien accueilli et apprécié malgré l’éloignement. Et tout cela en plus de relâcher la pression après les longues heures de travail.

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Source : Château Laurier Québec, Aude Lafrance-Girard

Photo : Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec et sa fille Aude Lafrance-Girard