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Des stratégies pour éviter les débordements à Saint-Georges

20 février 2012

18 février 2012 – Article rédigé par Claudine Hébert – Les Affaires

Accueillir des tournois et des championnats suppose aussi de composer avec une clientèle souvent âgée de moins de 18 ans… Quels sont les trucs des hôteliers pour éviter les incidents ?

« On met trois gardiens de sécurité sur les étages plutôt qu’un seul », indique Joanna Lortie, directrice générale de l’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup. Cet établissement, qui est régulièrement visité par les équipes sportives de passage dans la région, fait aussi signer un contrat aux responsables des jeunes pour prévenir les bruits et les bris.

Le Georgesville, à Saint-Georges-de-Beauce, bondé d’équipes de hockey pendant les deux premiers mois de l’année, emploie aussi la stratégie du contrat avec sa clientèle sportive. « L’hôtel met des salles à la disposition des équipes pour que les joueurs s’y délient les jambes plutôt que dans les couloirs. En fait, lorsqu’il y a des problèmes de bruit, ce sont la plupart du temps les parents et non les enfants qui en sont la cause », dit Mireille Vézina, directrice adjointe de l’établissement.

Afin de limiter les plaintes, certains hôtels tirent avantage de la disposition de leurs infrastructures. C’est le cas au Montagnais, à Saguenay, qui dispose de cinq divisions distinctes. La direction peut ainsi loger les équipes sportives dans une aile séparée du reste de la clientèle.

Même les établissements cinq étoiles trouvent des solutions pour bénéficier de ce marché. Au Château Bonne Entente, à Québec, l’établissement a conservé exprès un étage dont les chambres sont encore équipées de deux lits. « Il ne faut pas négliger cette clientèle qui représente environ 10 % de nos revenus. Il faut seulement bien l’encadrer », explique Pascale Banville, directrice des relations publiques de l’hôtel.

COMBINER HÔTEL ET PLATEAU SPORTIF

Le Centre de congrès de l’Hôtel des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe, tire son épingle du jeu grâce au tourisme sportif. Doté du plus important complexe de congrès régional comprenant une salle de 33 000 pieds carrés sans colonne, l’hôtel est devenu le lieu privilégié des organisateurs d’évènements sportifs. Gala de boxe Pro-Am et championnat canadien de karaté en 2011, championnat canadien de boxe, championnat canadien de kickboxing… et le plus attendu de tous, le championnat mondial de kickboxing, présenté en octobre prochain, qui se traduira par 1 200 nuitées de réservations. « Le double d’un congrès régulier », fait remarquer Nancy Lambert, de l’Office de tourisme de Saint-Hyacinthe. Depuis cinq ans, le nombre d’évènements sportifs de 50 nuitées et plus par année a presque doublé à Saint-Hyacinthe, passant de 7 à 13 en 2011. Les évènements sportifs représentent désormais 27 % des évènements de 50 nuitées et plus reçus dans la cité maskoutaine.