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La fin des hôtels beiges au Québec

24 mars 2014

«Le tourisme va bien à Montréal», affirme Hugo Germain, directeur du développement du groupe Germain Hospitalité.

Les bonnes nouvelles?

Le taux d’occupation est en hausse et devrait atteindre 68% cette année à Montréal, selon la firme spécialisée en tourisme PFK. Le revenu par chambre devrait aussi grimper, de 5%, et plus de touristes s’annoncent pour les prochaines années. La dernière étude de PFK prévoit une croissance de plus de 2% en 2014, tant pour les voyageurs d’affaires que d’agrément.

Ça tombe bien, ils auront des hôtels tout neufs où s’installer. À Montréal, le Alt ouvre ses portes le mois prochain. La clientèle qui aime le luxe pourra plutôt mettre le cap rue Sherbrooke Ouest, vers un Ritz tout refait, ou attendre le super chic hôtel Mount Stephen, l’année prochaine. Marriott a ouvert son nouvel hôtel il y a moins de six mois: 212 nouvelles chambres au centre-ville.

Une décision d’affaires

C’est néanmoins les mauvaises nouvelles de l’industrie qui ont fait les manchettes récemment. Selon Gilles Larivière, président de la firme Horwath, analyste du marché touristique, les chambres qui ouvrent ne vont pas compenser les chambres perdues. Ni à Québec ni à Montréal. Ce qui, inévitablement, fait grimper le taux d’occupation, mais frappe aussi l’imaginaire.

La transformation possible de l’hôtel Concorde sur la Grande-Allée à Québec en résidence de personnes âgées fait beaucoup jaser. Le Crowne Plaza de Montréal a aussi été acheté par le groupe Savoie qui lui réserve le même sort. Pas très loin, l’hôtel Delta centre-ville est fermé. Il deviendra des résidences universitaires, comme d’autres avant lui.

Pourquoi?

«Les propriétaires vendent des établissements parce qu’ils n’ont pas les moyens de réinvestir pour les maintenir à niveau», explique Gilles Larivière. C’est une décision d’affaires, tout simplement, dit-il.

Les hôtels vieillissants peinent à rénover leurs chambres parce que leur taux d’occupation bas ne leur fournit pas les revenus, et la marge de profit, nécessaires pour réinvestir. Et les clients délaissent ces établissements parce qu’ils sont vieillissants. C’est l’oeuf ou la poule.

«Le marché suit ce qui est neuf, ajoute Gilles Larivière. Un design d’hôtel dure de 7 à 10 ans.»

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Source : Stéphanie Bérubé, La Presse