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L’Auberge de la Montagne Coupée et le ski de fond, une affaire de familles

24 février 2016

De son côté, la famille Cloutier a vu sa vie chamboulée lorsque l’autoroute 15 a traversé la terre familiale, au nord de Saint-Jérôme, au milieu des années 60.

« Ma mère, qui avait pas mal d’énergie, a voulu une salle de réception, se rappelle Marcel Cloutier. J’ai bâti la salle Gai-Luron alors que j’avais 22 ans. »

Le ski de fond a commencé doucement. Des connaissances, des gens de la famille ont commencé à parcourir la terre familiale, boisée et gentiment vallonnée.

« J’ai commencé à tracer avec une motoneige, raconte M. Cloutier. J’ai acheté les terres de chaque côté de celle de mon père, puis j’ai racheté la terre de mon père. Maintenant, j’ai la machinerie la plus sophistiquée qu’on puisse avoir. »

SEPT JOURS SUR SEPT

L’entretien des sentiers, c’est l’arme secrète qui a permis à ces deux centres de ski de fond familiaux, la Montagne coupée et Gai-Luron, de survivre au cours des années, face à la SEPAQ et à des parcs régionaux.

Il ne faut toutefois pas compter ses heures.

« Je suis un bûcheron de nature, je suis venu au monde sur la terre, rappelle Marcel Cloutier. Je suis habitué à travailler sept jours sur sept. »

Il complète ses revenus hivernaux avec le rendement d’investissements dans l’immobilier.

« Il ne faut pas s’attendre à faire des millions avec le ski de fond. Nous n’avons pas autant d’employés que dans les parcs, nous faisons du multitâches mais nous aimons ça. »

– Martine Gadoury

L’autre secret de la réussite de la Montagne coupée, c’est son école de ski, qui forme les skieurs de demain. Les anciens élèves deviennent moniteurs et s’occupent à leur tour d’élèves qui peuvent commencer à chausser les skis dès l’âge de 3 ans.

La Montagne coupée et Gai-Luron ont également bénéficié de la popularité de la raquette. Les deux ont rapidement constaté qu’il fallait établir des sentiers séparés.

« Nous sommes contents de nos sentiers de raquette, ils sont étroits, ils montent, ils descendent, note Mme Gadoury. C’est une activité accessible qui nous amène une autre clientèle. »

Marcel Cloutier affirme de son côté que 15 % de la clientèle de Gai-Luron fait de la raquette.

M. Cloutier vient également d’ajouter un sentier de fatbike à son domaine et offre des vélos en location. La réponse est encourageante.

« Je suis surpris, avoue-t-il. J’étais sceptique, c’est mon garçon qui insistait. »

C’est d’ailleurs son fils qui prend peu à peu la relève de Gai-Luron.

Du côté de la Montagne coupée, la fille du couple Vincent-Gadoury, Charlotte, est aux études à l’université, mais elle vient quand même donner un sérieux coup de pouce les fins de semaine. Il s’agit bel et bien d’une histoire de famille.

Source : Marie Tison, La Presse

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