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Le centre de congrès de Shawinigan passe aux mains de l’Auberge Gouverneur

26 mai 2016

Une nouvelle parue dans Tourismexpress

Lorsqu’il s’est déplacé à Shawinigan pour annoncer l’arrivée d’un restaurant Pacini à l’Auberge Gouverneur le 9 décembre, le président de la compagnie avait décrit ainsi Sonia Tremblay, après une négociation de 18 mois: performante, exigeante et centrée sur les détails.

Le maire, Michel Angers, était assis dans la salle et il hochait de la tête en signe d’approbation. Il en connaissait un bout sur les talents de négociatrice de la propriétaire de l’Auberge Gouverneur puisque au même moment, la Ville et la Société de développement de Shawinigan entraient dans le dernier droit des négociations pour lui céder le centre de congrès.

Un investissement de 1,2 million de dollars pour attirer Pacini a beaucoup retenu l’attention depuis le début de l’année, mais la femme d’affaires a réalisé un autre grand coup dans la même période. Pour un montant à peu près équivalent, soit 1,250 million $, elle a acquis le centre de congrès, des stationnements et divers terrains autour de l’immeuble.

La Société de développement de Shawinigan avait cédé, par emphytéose, le contrat de gestion du centre de congrès à la compagnie à numéros propriétaire de l’établissement hôtelier, en 1997. Cette entente a été annulée à la suite de la vente, devenue officielle le 17 décembre dernier.

Compte tenu de tout ce qui se brassait, Mme Tremblay souhaitait obtenir un contrat de travail à long terme avec ses employés qui venaient d’adhérer à une nouvelle accréditation, la Fédération indépendante des syndicats autonomes. Défi relevé pour ceux qui travaillent à la restauration, la priorité dans le contexte, puisque la nouvelle convention collective couvre la période du 18 mars 2016 au 31 mars 2021. Les négociations se poursuivent avec le secteur hébergement.

La femme d’affaires a pris le contrôle de la situation en devenant l’unique actionnaire de l’Auberge Gouverneur en juillet 2015. Au cours des dernières années, elle avait refusé trois offres d’achat. Également propriétaire de l’hôtel Le Vincent à Québec, elle a longtemps cru que son avenir fleurirait dans la Vieille capitale, où elle a bien failli acheter un deuxième établissement en 2014. Aujourd’hui, Shawinigan occupe pas mal plus de place que prévu.

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Source : Le Nouvelliste