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Mauricie – Les ressources locales et les produits régionaux à l’honneur

22 octobre 2012

20 octobre 2012 – Article rédigé par Réginald Harvey – Le Devoir

Il y a cinq raisons valables de choisir Shawinigan pour le déroulement d’un congrès : on y retrouve un intéressant choix de salles et d’infrastructures d’accueil, on peut y vivre une variété d’expériences gastronomiques, il y a là un grand nombre d’activités touristiques, on bénéficie à cet endroit d’une localisation géographique favorable et on peut y apprécier l’expérience d’un service complet et professionnel.

Sylvia Bouchard, déléguée commerciale de l’Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan, sert de guide pour dégager les particularités émanant d’une journée, dans la vie d’un congressiste, passée dans cette ville située aux abords du Parc national du Canada de la Mauricie, dont la population s’élève à quelque 50 000 habitants. Si le visiteur succombe à la tentation d’arriver une journée d’avance, il trouvera là matière à récompense plutôt qu’à pénitence : « On propose le choix du précongrès qui comprend des activités retenues par le promoteur de l’évènement. Il existe dix types d’aventures qu’on peut vivre de cette façon ou dont peuvent bénéficier les personnes qui accompagnent les participants au congrès. »

Elle fournit quelques exemples des choix offerts : « On peut partir à la découverte des bières ou des houblons de la Mauricie ; on suit un parcours avec les gens en autocar, qui leur fait découvrir l’art de la fabrication et du brassage de la bière dans des microbrasseries ; en compagnie d’un guide, il va de soi qu’ils peuvent déguster ce précieux liquide accompagné de fromages artisanaux ou d’autres produits du terroir. Le congressiste est aussi invité à vivre “ Le temps d’une drave ”. »

Longtemps, la rivière Saint-Maurice a servi au flottage des billots de bois et à l’exercice du périlleux métier de draveur ; les visiteurs sont donc amenés à visiter un camp de bûcherons et à y prendre un repas, où un guide leur explique le long et le large des activités liées à la forêt.

La déléguée laisse de plus savoir que les congressistes ont le loisir de participer à un safari-photo dans le Parc de la Mauricie ou de découvrir, à travers La Cité de l’énergie, tous les attributs énergétiques que renferme la région : « Ils ont notamment accès à une centrale électrique aujourd’hui fermée et à une autre qui est en service. » Il y a toute une panoplie d’activités qui sont prévues et qui peuvent se tenir avant, pendant ou après le congrès.

Une journée de congrès en Mauricie

Dans la plupart des cas, les congressistes se présentent la veille de la présentation de l’évènement pour occuper leur chambre d’hôtel. Ils sont déjà sur place le lendemain matin pour prendre leur petit-déjeuner-conférence : « Le conférencier peut avoir été choisi par le promoteur de l’évènement mais, souvent chez nous, le maire de la ville, Michel Angers, prend la parole pour décrire et mettre en valeur sa ville et la région. »

Autre particularité propre à l’Office du tourisme, il arrive fréquemment que des kios-ques locaux soient installés à l’endroit même où se tiennent les divers échanges, comme le mentionne Sylvia Bouchard : « Après la conférence du petit matin, les gens se rendent assister à des ateliers simultanés choisis par le coordonnateur de la rencontre. Pendant la pause-café, ils peuvent alors fréquenter ces kiosques, qui peuvent revêtir la saveur de diverses régions ou thématiques, selon le type de congrès ; la plupart du temps, on y insère des kiosques locaux qui aident les visiteurs à mieux connaître la Mauricie sans avoir à se déplacer ; ils peuvent goûter ou se procurer là des produits du terroir. »

Elle présente les lieux d’accueil dont dispose la région : « Il y a le centre de foires Espace Shawinigan, de 47 500 pieds carrés, où il est possible de recevoir un grand nombre de congressistes (750 personnes), et il y a également le Centre de congrès (450 personnes). Pour le congrès des professeurs de français, on a été en mesure d’accueillir 750 personnes durant trois jours et, en plénière, on a déjà desservi quelque mille personnes de la Fédération de la santé et des services sociaux. » Elle enchaîne avec la suite du descriptif de la journée : « Pour les dîners-conférences, si on se trouve au centre de foires, on a de multiples traiteurs régionaux de Shawinigan qui servent les repas ; on ne présente à cette occasion que des produits de chez nous, que des vins et de la bière de la Mauricie. »

Offre élargie

Une fois terminée l’heure du lunch, les travaux inhérents à tout congrès se poursuivent selon les plans prévus par l’organisation de la manifestation : ateliers, plénières, etc. Après quoi, les congressistes sont pris en charge par l’Office du tourisme : « On les transporte par navettes, on va chercher les gens dans les hôtels le matin pour les amener dans l’un des deux centres ; il y a d’ailleurs toujours une de celles-ci qui est sur place pour répondre aux besoins ponctuels durant le jour. En fin de journée, on les ramène à leur hôtel respectif afin qu’ils se préparent à assister à un cocktail dînatoire ou à un banquet. Ce mode de transport est, premièrement, plus écologique et, deuxièmement, il lève les interdits sur le plan de la consommation d’alcool. »

Selon la volonté de chaque organisation des évènements, la déléguée spécifie que des activités spéciales peuvent figurer au programme : « On peut effectuer une tournée à Sainte-Flore [berceau des villes de Shawinigan et Grand-Mère], où on se promène par petits groupes dans la rue, où on se rend dans un restaurant pour prendre une entrée et dans un autre pour déguster un plat différent. » Elle insiste sur un point : « Nous, on travaille vraiment avec plusieurs traiteurs pour que les gens puissent goûter à toutes sortes de produits et pour que tout le monde autour de Shawinigan puisse profiter des retombées des congrès ; on tente beaucoup de stimuler l’économie locale. »